Tout savoir sur le certificat sanitaire européen et les nouvelles conditions de voyages dans le monde (zones vertes/rouges)

Tout savoir sur le certificat sanitaire européen et les nouvelles conditions de voyages dans le monde (zones vertes/rouges)

Que représente ce certificat ? Comment l’utilise t-on ? Où se trouve t-il ?

Le certificat certificat sanitaire européen, c’est quoi ?

« Le certificat numérique Covid européen » est destiné à faciliter les déplacements et relancer le tourisme au sein de l’UE. Ce « pass » s’applique à trois situations :

  • il atteste qu’une personne a été vaccinée contre le Covid-19,
  • qu’elle a passé un test négatif,
  • ou qu’elle est immunisée après avoir contracté la maladie.

Attention, il revient au pays de destination de décider s’il accepte les tests antigéniques rapides en plus des PCR. L’UE recommande d’accepter les deux et d’harmoniser leur durée de validité . Pas plus de 72 heures avant l’arrivée pour les PCR et pas plus de 48 heures pour les antigéniques.

Pour prouver qu’elle a été immunisée, une personne doit fournir un test PCR positif prouvant son infection. La durée de validité de ce test positif est fixée à un maximum de 180 jours. Cependant il faut savoir que les États peuvent décider de la réduire. Les tests sérologiques ne sont pour l’instant pas jugés suffisamment fiables pour attester d’une immunité.

Ce certificat existe-t-il seulement en version digitale ?

Le certificat comporte un code QR et une signature numérique attestant de son authenticité. Il peut être présenté aux autorités chargées de le contrôler sous forme digitale sur smartphone, ou imprimé sur papier.

Dans quelle application se trouve-t-il ?

Pour les Français souhaitant utiliser la version numérique, cela se fera par l’application TousAntiCovid et sa fonction « Carnet ».

Comment récupérer le QR Code au format européen ?

Depuis le 25 juin, le gouvernement français met à disposition les certificats de vaccination et de test au format européen. Les personnes déjà en possession d’un certificat de vaccination ou d’un certificat de test négatif ou positif de moins de 3 mois n’auront qu’à se connecter sur la plateforme attestation-vaccin.ameli.fr (pour les preuves de vaccination) ou sidep.gouv.fr (pour les preuves de test) avec leurs identifiants FranceConnect pour récupérer l’attestation au format européen. Un test positif est valable comme preuve de rétablissement pendant 6 mois maximum en France. Mais attention, cela peut varier en fonction des pays de destination. 

Les personnes qui ont déjà téléchargé leur QR Code dans l’application TousAntiCovid Carnet n’ont rien à faire : le QR Code est mis à jour automatiquement au format européen à partir du 1er juillet.

Qui contrôle ce certificat ?

En fonction du mode de transport, le contrôle des certificats s’effectue différemment. Si le voyageur utilise un moyen de transport aérien, maritime ou ferroviaire, le contrôle sera effectué par les compagnies de transport au départ ou de manière aléatoire par la police, tandis que par la route, les contrôles s’effectueront par la police et de manière aléatoire.

Dans quels pays le certificat est-il opérationnel ?

« Le certificat numérique Covid européen » est actuellement reconnu dans les 26 pays de l’UE, plus la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège, mais aussi à Monaco et en Andorre. Les règles du pass sanitaire européen sont applicables pour les Outre-mer. Seule l’Irlande, touchée par des cyberattaques, ne s’est pas encore connectée au portail commun. 

Et pour un voyage en Irlande, comment ça se passe ?

Comme l’Irlande n’est pas encore prête, elle bénéficie d’une « période de grâce » prévue. Les autres États doivent accepter des documents nationaux à condition qu’ils comportent les données requises au niveau européen. Cette période de tolérance pour les pays qui ne sont pas prêts s’achèvera le 12 août.

Est-ce la fin des quarantaines ?

Le certificat est censé dispenser son titulaire d’un test supplémentaire ou d’une quarantaine à l’arrivée, mais il est toujours possible pour un État membre d’introduire des restrictions si la situation du pays ou de la région de provenance du voyageur se détériore. Dans ce cas, l’État doit informer la Commission et les autres pays si possible 48 heures avant l’introduction des restrictions. Ainsi, le variant Delta a déjà conduit l’Allemagne à ajouter le Portugal (où ce variant est devenu prédominant) à sa liste des pays à risque, ce qui interdit pratiquement toutes les arrivées en provenance de cet État. En tout état de cause, les voyageurs doivent continuer à s’informer des conditions d’entrée imposées par chaque pays et de leur évolution.

Ce pass sanitaire pourra-t-il fonctionner avec des pays tiers ?

L’UE est en discussion avec un certain nombre de pays tiers, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, pour une reconnaissance mutuelle et une interopérabilité des documents. Par ailleurs, les États membres ont la possibilité d’accepter toute preuve d’une vaccination des voyageurs de pays tiers, avec un vaccin reconnu par l’UE ou homologué par l’OMS. 

Source : Echo Touristique

 

Qu’en-est-il des autorisations de voyages dans les différents pays du monde ?

Trois nouveaux pays viennent compléter la liste des pays en zone rouge, impliquant de fait des restrictions supplémentaires. Ces pays sont : l’Oman, la République démocratique du Congo et la Zambie. 

 

La liste rouge 

La liste des pays rouges : Afrique du Sud, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Inde, Namibie, Népal, Pakistan, Russie, Seychelles, Sri Lanka, Suriname, Uruguay, Paraguay, Afghanistan, Maldives, Oman, République démocratique du Congo et Zambie. 

Lors du retour, il est demandé aux voyageurs de plus de 11 ans :

  • un document justifiant un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, un motif de santé relevant de l’urgence ou un motif professionnel ne pouvant être différé ; un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48h ;
  • une déclaration sur l’honneur attestant : accepter de se soumettre à un test ou examen de dépistage à son arrivée sur le territoire national, s’engager à s’isoler pendant 7 jours à son arrivée et à réaliser un test de dépistage après ce délai, être en mesure de présenter un justificatif de sa vaccination. Si le voyageur n’est pas vacciné, une quarantaine de 10 jours sera imposée à son arrivée en France. 

 

La liste verte

La liste est composée des pays membres de l’UE, l’Albanie, l’Arabie Saoudite, l’Australie, la Bosnie, le Canada, la Corée du Sud, les Etats-Unis, Hong Kong, Israël, le Japon, le Kosovo, le Liban, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, Singapour, le Taïwan et le Vanuatu.

Lors du retour, il est demandé aux voyageurs de plus de 11 ans soit d’avoir un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72h, soit une preuve de vaccination. Le motif impérieux n’est pas exigé.

 

La liste orange  

La liste est constitué de tous les autres pays du monde non inscrits dans la liste rouge ou verte. 

Lors du retour, il est demandé aux voyageurs d’avoir un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48h ET d’une preuve de vaccination. Cela concerne les enfants de plus de 11ans. S’il n’est pas vacciné, le voyageur devra fournir en plus du test négatif :

  • un document justifiant un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, un motif de santé relevant de l’urgence ou un motif professionnel ne pouvant être différé,
  • une déclaration sur l’honneur attestant accepter un possible test ou examen de dépistage à son arrivée sur le territoire national
  • et s’engager à s’isoler pendant 7 jours à son arrivée et à réaliser un test de dépistage après ce délai.

Source : Tour Hebdo